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1957 : Nouvelle ligne américanisée

lundi 2 septembre 2002, par Jean-Jacques


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Henri-Théodore Pigozzi, dans la cour de l’usine Simca de Nanterre, découvre le coupé Plein Ciel. C’est encore un prototype comme en témoignent la calandre à un aubage central et les enjoliveurs de roues bombés et de petit diamètre.

Poursuivant sa collaboration avec Facel SA, Simca dévoile à l’automne 1956 ses nouveaux coupés et cabriolets, dérivés de l’Aronde et baptisés Plein Ciel et Océane. Succédant au Coupé-de-Ville et à la Week-End, ces deux modèles en conservent la mécanique, le moteur Flash Spécial de 1.290 cm3 développant 57 ch à 5.200 tr/mn, avec son vilebrequin monté sur trois paliers. Mais la carrosserie a été entièrement revue, adoptant un pare-brise panoramique qui sacrifiait à la mode américaine, poussant d’ailleurs les journalistes de l’époque à comparer ces voitures aux Thunderbird d’Outre-Atlantique. Impression accentuée, sur les prototypes surpris dans le courant de l’été 1956, par le capot plongeant surplombant une calandre à un aubage central et de petits clignotants encastrés dans une sorte de goutte d’eau fort esthétique, ses ailes AR biseautées accueillant des feux en forme d’ailerons.
A quelques jours de l’ouverture du salon d’octobre, la calandre adoptera finalement le principe d’une grille en aluminium poli, beaucoup plus satisfaisante pour le regard et qui n’est pas sans influer sur le bon refroidissement du moteur, offrant une très large entrée d’air au radiateur. Les pare-chocs arborent des bananes avec pointes dressées vers le ciel, directement empruntés aux Aronde. Les phares sont entourés pour une visière peinte dans la teinte de la carrosserie (chromée en option). Un monogramme Plein Ciel ou Océane est apposé sur l’aile AV gauche. La trappe à essence ferme à clé. A l’intérieur, ces modèles reprennent la planche de bord de l’Aronde (mais il est gainé de simili), avec le tableau de bord rond sous visière incorporant un totalisateur partiel en haut et un totalisateur journalier en bas. Les vitesses sont au volant, la colonne étant peinte dans la teinte des sièges. Le volant est de type à deux branches gainé et reçoit un demi-cerclo avertisseur dans sa partie inférieure. Le frein à main est à gauche, sous la planche de bord. Un seul cendrier, au centre de la planche de bord, dans le léger décrochage, et une porte de boîte à gants, à l’extrême droite, basculante et ne fermant pas à clé. Les sièges sont placés plus bas que sur l’Aronde et ils sont séparés, inclinables et montés sur glissières. Par rapport à l’Aronde, le volant est nettement plus vertical et vient chatouiller les cuisses, malgré l’assise basse. Le Plein Ciel est un coupé à toit rigide et soudé, peint dans une autre teinte que celle de la caisse, alors que l’Océane a droit à une capote dont le maniement est extrêmement aisé, malgré la lourdeur de l’ensemble, se fixant en deux points extérieurs et un point central sur le haut du pare-brise. Deux pare-soleil (avec miroir de courtoisie pour le passager) articulés sur un seul axe complètent l’équipement. Sur le Plein Ciel, les deux vitres AR supplémentaires sont descendantes.
Parallèlement, ces deux modèles intègrent les changements intervenus sur la gamme Simca, à l’image des lettres ARONDE présentes sur l’AV, en remplacement des lettres SIMCA, manière de différencier les gammes Aronde et Vedette depuis le rachat de la Ford-SAF par Simca. Mais également avec la nouvelle fixation de la colonne de direction et du relais sur la traverse AV, l’adoption de roulements de moyeux AV agrandis (20 mm au lieu de 18), la modification du montage de renvoi de vitesse avec ressort de rappel renforcé. Et, sur option, on pouvait obtenir le montage de la transmission semi-automatique Simcamatic, ce qui supprimait la pédale d’embrayage (à notre connaissance, aucune de ces autos n’a reçu cette option en France).
La présentation officielle de la nouvelle ligne des dérivés Simca-Facel a lieu le 4 octobre 1956, jour de l’ouverture du salon de l’auto et, sur le stand Simca Aronde (un stand est spécifiquement dédié aux Simca Vedette), les deux nouveaux modèles font l’objet de toutes les attentions. Une actrice, Anne-Marie Mersen, a ainsi été engagée pour jouer les sirènes et l’on remarque très vite que sa robe arbore l’Océane et le Plein Ciel mais avec une calandre à un aubage central, comme sur les modèles de pré-série. Le changement a, semble-t-il, été décidé trop vite pour pouvoir être repris et même le dépliant publicitaire de trois pages distribué sur le stand présente encore cette calandre, ainsi que des enjoliveurs de roues de petit diamètre, avec "S" central stylisé sur fond rouge. Alors que les modèles de série auront droit à de larges enjoliveurs à crevés sur tout le pourtour, identiques à ceux qui équiperont l’Aronde Montlhéry, à partir du millésime suivant.
Pour le service publicité de Simca, il ne fait aucun doute que l’Océane et le coupé Plein Ciel sont avant tout destinés à la clientèle féminine et il va multiplier les opérations de promotion à destination de ce public jusque-là peu ou mal courtisé. C’est ainsi qu’on verra de nombreuses animations, notamment aux Galeries Lafayette ou aux magasins Bon Marché. Où l’on insistera beaucoup sur le confort, évidemment, mais également sur les coloris spécifiques à ces modèles. Cinq pour l’Océane : bleu ciel de Capri, vert criquet, noir diamant, blanc lacté et rouge torche. Cinq tons et deux harmonies pour le Plein Ciel : bleu de soirée, blanc lacté, rouge torche, noir diamant, vert criquet, rouge torche toit noir diamant, vert criquet toit noir diamant. Prix au salon de l’auto : 998.000 F pour le Plein Ciel, 1.064.000 F pour l’Océane.

>Identification
Numéros dans la série du type • Plein Ciel
 : du n° 701.407 au n° 701.536 • Océane : du n° 705.944 au n° 706.002.

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Le premier prototype de Plein Ciel, dans la cour de l’usine Facel, à Colombes qui porte encore, sur les ailes, la mention Coupé-de-Ville, modèle qu’il est destiné à remplacer. On notera que le coffre s’ouvre, sur ce proto, par une poignée tournante (par la suite, une simple serrure apparente).


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Sur le premier dépliant publicitaire distribué au salon de l’auto, l’Océane possède encore sa calandre à aubage, ses enjoliveurs des protos et un monogramme sur l’aile AV droite.


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L’actrice Anne-Marie Mersen jouant les sirènes sur le capot de l’Océane.


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Pour lancer ses nouveaux modèles, Simca n’hésite pas à multiplier les expositions, ici aux Galeries Lafayette en octobre 1956.


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Pour illustrer le catalogue dédié à l’Océane, le service publicité n’a pas hésité à imaginer une configuration qui, à notre connaissance, n’a existé qu’à l’export, avec deux vide-poches séparés par un cendrier central (sur les versions de série, celui-ci est minuscule et intégré au bandeau inférieur), et la transmission semi-automatique Simcamatic (certes en option pour la France, mais jamais montée à notre connaissance sur ces modèles). Par contre, le volant est bien celui dédié aux Plein Ciel et Océane.


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C’est sur une base d’Aronde 1957 que le carrossier Pichon-Parat a réalisé ce coupé qui arbore, lui aussi, un pare-brise panoramique, même s’il est moins prononcé que sur le Plein Ciel, des antibrouillards encastrés dans une calandre type "moustache" dérivée de l’Aronde 1300 ligne Océane, des enjoliveurs de roues à rayons.




Jean-Jacques



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